Vouloir c’est Libérer
Quelques sublimes morceaux choisis de Frédéric Nietzsche dans “Ainsi parlait Zarathroustra”:
“Les figues tombent des arbres, elles sont bonnes et douces: et lorsqu’elles tombent éclate leur rouge pelure. Un vent du Nord, voila ce que je suis pour des figues mures.
Ainsi comme des figues, sur vous tombent ces leçons, ô mes amis: de leur suc nourrissez-vous maintenant et de leur douce chair!”
“Créer - voila le grand rachat de la souffrance et ce qui rend la vie légère. Mais pour être le créateur il est besoin de peine et de force métamorphose.”
“C’est vouloir qui libère, telle est la vraie leçon sur le vouloir et sur la liberté — c’est la leçon que vous enseigne Zarathoustra.
Ne-plus-vouloir et ne-plus-estimer et ne-plus-créer! Ah! que cette grande lassitude continument loin de moi reste!”
Jamais n’ai-je lu de livre aussi beau. Zarathoustra éclaire l’esprit tel un whisky délecte le palais. Avec modération avant de rêver.
La capacité de changer est une force. Certains passent leur vie dans une seule direction. C’est confortable. Parfois ca ne l’est même pas. Le Conatus de Spinoza nous entoure: un instinct de conservation qui existe partout, plante, objet, pensée, et habitude.
On l’oublie parfois, mais la possibilité de Changer existe. Le présent s’apparente a l’éternité. Soudain une alternative tel un éclair dans un ciel d’été: L’esprit s’éclaircît, le temps s’accélère, “Et si …”: en un instant, tout peut basculer.
Certains continuent imperturbablement leur route. D’autres doutent, voire s’engagent dans le changement. Malgré la peur et l’oubli des incroyables opportunités qui peuvent surgir, la dangereuse Inconnue réveille nos sens, notre esprit, pimente notre vie.
Cependant le changement n’est pas toujours positif: “Le jeu en vaut-il la chandelle?”, la peur de perdre est ce qui nous retient. Changer ce n’est pas toujours prendre un autre chemin. Pour celui qui abandonne trop vite, c’est vouloir atteindre ses objectifs. Pour se Libérer.
Avec les dents s’il le faut!

